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Bore-out : Quand l'ennui au travail devient insupportable !

Bore-out : Quand l'ennui au travail devient insupportable !

Jumeau maléfique du désormais bien connu burn-out, le bore-out est également appelé syndrome d’épuisement professionnel. Il s’agit d’une situation au travail qui mène à la dépression donc non, il ne s’agit pas d’un (simple) manque d’intérêt et de motivation pour l’emploi que l’on occupe. Prête à découvrir les dessous du bore-out ?

Le bore-out, c’est quoi ?

Avant tout, je vais faire appel à ta bienveillance, ça tombe bien, c’est le mot d’ordre de ce blog. Il n’est pas question de juger les personnes atteintes de ce mal mais de comprendre leur situation.

Comme son nom ne l’indique pas dans sa version française, le syndrome d’épuisement professionnel, renvoi à une situation où le salarié a atteint un tel ennui extrême qu’il en devient stressé voire angoissé. Le manque d’activité dans sa journée de travail le mène à faire acte de présence sans réelle raison. En effet, il a rempli toutes ses tâches, a peut-être même donné un coup de main à un ou deux collègues, et a fait preuve de proactivité en étant force de proposition et a pris des initiatives pour s’occuper. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : s’occuper.

Les symptômes du bore-out

En situation de bore-out, le salarié va développer un autre syndrome, celui de l’imposteur. Comment avouer que l’on est payé à ne rien faire ? Et que cela nous rend dingue ? Surtout quand on voit le taux de chômage, il est difficile de se plaindre. Alors la honte s’installe… Si cela te semble ahurissant, je peux le comprendre mais c’est pourtant le quotidien de certains salariés.

Imagine aller chaque jour au travail en sachant pertinemment que tu n’auras de quoi t’occuper qu’une heure ou deux et qu’il faudra faire semblant tout le reste du temps ?! Ce n’est plus une question de motivation, mais de survie et de santé mentale.

Alors pour pallier à cela, le salarié peut adopter 2 stratégies voire les combiner :

  1. Étirer au maximum la réalisation des tâches confiées ;

  2. Pratiquer d’autres activités : internet, lecture, pauses café à répétition, etc.

Mais sur le long terme, ce n’est pas tenable ! D’ailleurs, le cercle vicieux de l’ennui, de l’insatisfaction et de la frustration mène à la dépression et à la dévalorisation de soi-même.

Les conséquences du bore-out

Comme je viens de te le dire, le bore-out peut mener à la dépression. De plus, les risques d’incidents cardiovasculaires sont multipliés par deux ou trois chez les victimes de bore-out. Je te laisse donc imaginer les dégâts psychiques et physiques.

Palpitations, crise de larmes ou d’angoisse s’invitent régulièrement dans la vie de la victime de cet ennui extrême notamment le dimanche soir ou à l’approche de son lieu de travail.

Et enfin, l’épuisement. Et encore une fois la honte. Pourquoi ? Et bien parce qu’il est difficile d’expliquer que l’on est littéralement épuisé, à bout de forces et de nerfs alors que l’on ne fait rien de sa journée de travail. Quand on rentre le soir chez soi, la journée a tellement était difficile que l’on a plus le goût ni le courage pour rien. La moindre chose nous semble insurmontable. La victime de bore-out a tellement pris sur elle toute la journée, que toute son énergie y est passée.

Une vrai partie de plaisir n’est ce pas ? Toujours envie d’être payée à ne rien faire ?

Attendre l’heure du départ, encore et encore …

Attendre l’heure du départ, encore et encore …

Les personnes les plus touchées

Il n’y a pas de profil type chez les victimes de bore-out. Cependant, les jeunes diplômés qui ont suivi de longues études afin d’être épanoui dans leur profession sont particulièrement touchés. De même, les fonctionnaires dont les emplois ne sont pas toujours justifiés (toujours aucun jugement) ou dont l’administration est mal organisée, sont souvent touchés par ce mal. C’est également le cas pour les salariés très impliqués dans leur travail au départ et qui se sont vus freinés par une organisation restrictive ou une hiérarchie inadaptée par exemple.

Les préjugés sur l’ennui au travail

Le bore-out est un tabou. Il est mal vu d’admettre que l’on ne fait rien de notre journée. Après tout, nous n’avons qu’à faire preuve de proactivité. On est censé toujours trouver de quoi s’occuper et feindre d’être débordés comme nos gentils petits collègues, non ?

Oui, il y a des personnes fainéantes pour qui le travail n’est qu’alimentaire et qui se fichent de la nature et de la quantité des tâches confiées. Mais, ce ne sont pas elles qui sont sujettes au bore-out !

Je suis en plein bore-out : quelles sont mes options ?

Si tu te retrouves dans la description faite du bore-out, je t’invite avant tout à consulter ton médecin et/ou un psychologue qui pourra t’aider à faire le point sur ta situation, te donner quelques clés pour la rendre moins insupportable le temps que tu puisses savoir ce que tu veux.

Et maintenant, on fait quoi ?

Et maintenant, on fait quoi ?

Si tu veux te sortir de cet ennui et avancer, il va falloir que tu identifies ce qui te détruit à petit feu. Comment ? Et bien commences par te poser ces questions (ce ne sont que des pistes de réflexion) :

  • Est-ce que c’est mon métier en lui-même qui m’ennuie ou la façon dont je pratique ?

  • Est-ce que je partage les valeurs et le mode de fonctionnement de mon entreprise ?

  • Ai-je des perspectives d’évolution ? Sous quel délai ?

En répondant à ces premières interrogations, tu identifieras assez vite si un changement de poste suffira à te redonner le sourire ou si un changement plus drastique est nécessaire. Dans le second cas, il pourra être nécessaire d’envisager une démission pour changer d’entreprise voire une complète reconversion professionnelle. Je sais que cela peut être terrifiant, mais personnellement je trouve que c’est toujours moins effrayant que de continuer ainsi plusieurs années.

Néanmoins, j’ai bien conscience que ce n’est pas simple, et que la résilience fait partie de mon caractère. Et je comprends, qu’une fois que bore-out a anéanti toute confiance en soi et/ou que les avantages dont on bénéficie dans son entreprise peuvent avoir tendance à nous retenir.

Syndrome d’épuisement professionnel : mon expérience

Cela fait trois ans que j’occupe mon poste. En l’acceptant, je savais que la fiche de poste telle qu’elle ne me conviendrait pas. Alors j’ai demandé dès le départ à ce que des projets supplémentaires me soient confiés afin de diversifier les tâches confiées. Pourtant, six mois après (et encore) l’ennui pointait son nez. J’ai d’abord cru à une baisse d’activité contrecoup de la prise de poste. J’ai patienté. Et puis finalement ça n’est jamais parti !

Après un an à serrer les dents, je craque. Je finis en pleurs dans le bureau de mon manager qui est bien embêté, mais ne comprends strictement rien à ma situation. Comment peux-tu t’ennuyer à ce point alors que tous les autres sont débordés ? Si je savais, je ne serais pas là ! Résultat, il m’inscrit à une formation de deux ans grâce à laquelle je vais pouvoir m’échapper de mon poste deux jours par semaine tous les quinze jours. Soit. Par contre, il fallait s’y attendre, cela n’a pas du tout suffit à arranger la situation. D’ailleurs, que je sois là ou non, cela ne change rien. A mon retour des vacances, le “retard” accumulé pendant trois semaines était réduit à néant en moins d’une journée… Voilà, voilà ! Et depuis, je bosse réellement entre 1 et 3 heures par jour sur les 8 heures de travail imposées.

Je deviens dingue ! Incomprise, mes managers finissent par m’éviter ! En même temps, les phrases du type “Je ne sais plus quoi faire de toi”, “Que veux-tu que j’y fasse ?”, “Tu n’es pas normale.” ou encore “Tu n’as rien faire dans une grosse boîte.” ne m’aident pas vraiment ! Alors, je reste dans mon coin, m’isole et finis à l’écart du reste de l’équipe.

Au fil de mes nombreuses heures de navigation sur internet, je finis par découvrir l’univers du blogging et à creuser la question. Voilà comment est né le blog Lady Caméléon et comment j’ai renoué avec ma passion pour l’écriture.

Depuis peu, j’exerce même la profession de rédactrice web SEO en freelance. Je suis toujours salariée car il faut bien payer les factures, mais crois moi je fais tout pour y remédier !

Si toi aussi tu vis une situation de bore-out, n’hésites pas à partager ton expérience. Tu n’es pas seule ! Et comme chez Lady Caméléon on ne met pas les gens dans de petites cases, si tu vis une autre situation difficile au travail, toi aussi tu as le droit de t’exprimer !

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